Nos appuis

L’AEIM agit avec l’appui de l’union nationale Unapei, des pouvoirs publics, et l’engagement de nos 2 300 familles et 1 300 salariés. Les partenaires associatifs et privés nous sont également précieux, ainsi que l’irremplaçable énergie de nos adhérents militants.

L’UNAPEI : la voix des parents qui porte en France

Christel Prado | présidente de l’Union Nationale des Associations de Parents d’Enfants Inadaptés

• Quelles sont les missions de l’Unapei ?

L’Unapei est une union d’associations locales comme l’AEIM, qui défend les droits des personnes handicapées intellectuelles et leur famille. Elle le fait auprès des pouvoirs publics comme l’État, mais aussi auprès de lobbys représentant par exemple le corps médical. L’association s’adresse en somme à tout interlocuteur susceptible de faire avancer les droits de personnes handicapées intellectuelles. 

Il y a plus de cinquante ans, les parents étaient très isolés. Le principe de l’union nationale est bien de frapper en nombre à une même porte pour être plus forts pour construire la réponse qui convient à nos enfants.

• Cela veut-il dire qu’il y a encore des combats à mener ?

Oui, bien sûr, l’association s’est d’abord battue pour la protection de la personne, puis pour sa promotion, et aujourd’hui nous avons encore beaucoup à faire pour que nos enfants soient accompagnés dans le monde ordinaire avec leur singularité.

• Qu’apporte une association départementale comme l’AEIM à l’union nationale ?

La force. L’UNAPEI n’est que la somme des énergies des associations réparties sur le territoire. Elles sont la flèche, nous ne sommes que la pointe. Ce sont elles qui donnent la direction et apportent l’élan, et nous ne sommes là que pour frapper là où il faut.

• Pour vous, l’AEIM a-t-elle une singularité parmi les autres membres de l’Unapei ?

L’AEIM est particulière à mon cœur, parce que forte de son expérience et ses convictions, elle est pour moi une association exemplaire. Elle ne cesse d’avancer et d’innover pour rechercher de nouvelles solutions pour les personnes handicapées. C’est ça qui est important. Si cela fonctionne si bien à l’AEIM, c’est parce que l’âme des parents y est toujours très présente. Ils ont conscience que ce sont eux les experts, et personne d’autre. C’est cette expertise conjuguée à la compétence des professionnels qui leur permet de créer tous ces projets innovants. Les parents ne sont pas seulement consultés, ils restent les acteurs du destin de leurs enfants en assumant pleinement leur parentalité.

Situer l'AEIM dans son environnement

Alexandre Horrach | Directeur général de l'AEIM

• Quelle place tient l’AEIM dans le monde du handicap intellectuel sur notre département ?

Même si l'AEIM est le premier interlocuteur sur le département en matière d'accompagnement des personnes en situation de handicap intellectuel, aujourd'hui, nous ne pouvons pas prétendre faire face à la totalité des besoins et des attentes. Ce n'est pas possible. L'AEIM s'inscrit dans un environnement. Nous avons nos missions, nos agréments, et notre offre de services. Mais il nous faut aussi être en interaction permanente avec les autres acteurs, qu'ils soient sociaux, médico-sociaux, de droit commun et également sanitaires... Ceci nous demande de mettre en place une compétence collective dont l'AEIM n'apporte qu'une partie.

• Concrètement, où se joue cette complémentarité ?

Cette complémentarité se joue à différents niveaux. D’abord en terme de technicité. Je prendrai pour seul exemple l'Office d'Hygiène et Social de Meurthe-et-Moselle (OHS), grand partenaire de l'AEIM, qui va nous aider par la mise en place de la télé-médecine. Cela va nous permettre de répondre à tout un volet médical que nous ne pouvons pas dispenser aujourd’hui, simplement parce que cela ne relève pas de nos missions.

• Quels sont les liens qu’entretient l’AEIM avec les autres gestionnaires d’établissements  ?

Ils sont très nombreux. Ne serait-ce que parce que l'AEIM dispose aujourd'hui d'à peu près 1200 places dans ses établissements et services d'aides par le travail (ESAT). Or, 50 % des personnes qui entrent en ESAT ne proviennent pas des établissements de l'AEIM. Elles proviennent des IME d’autres associations ou des autres acteurs. Nous travaillons en parfaite synergie pour que les personnes en situation de handicap ne connaissent pas de rupture dans leur parcours en privilégiant les structures de proximité. Notre principale mission c'est d'assurer la pérennité et la sécurisation du parcours au regard des besoins et des attentes des personnes sur les différents bassins de vie, c'est-à-dire dans une logique de leur maintien dans l'environnement où ils ont leurs repères. Travailler en synergie, c’est donc apporter des éléments de garantie aux représentants légaux et aux familles, à l'échelle du département. C’est une vraie richesse.

 

L’AEIM et les pouvoirs publics

• Quelle est la nature des relations entre l’AEIM et les pouvoirs publics ?

Je pense que pour bien comprendre le principe de fonctionnement qui régit les relations entre l’AEIM et les pouvoirs publics, il faut savoir qu’une association comme la nôtre a besoin d’un agrément pour gérer ses établissements. Celui-ci est confié par l’État, le Conseil Général, les services de l’Agence Régionale de Santé qui est le représentant de l’État et de l’Assurance Maladie. 

L’agrément précise le nombre de places que l’on peut gérer sur nos établissements et les publics que l’on peut accueillir dans chacun d’entre eux. L’agrément représente donc le socle des relations que nous entretenons avec nos partenaires.

• Qui sont vos partenaires publics ?

Nos partenaires publics sont au nombre de trois :

- l’Agence Régionale de Santé (l’ARS) qui finance de près ou de loin tous les services relevant d’un accompagnement médicalisé. C’est le premier gros financeur de l’association qui représente environ 25 % de notre budget. L’ARS intervient également sur une autre ligne budgétaire, l’Aide Sociale État. Celle-ci prend en charge la partie médico-sociale dispensée dans nos Établissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT). L’Aide Sociale État représente environ 15 % du budget de l’association.

- le Conseil Général de Meurthe & Moselle finance essentiellement les questions liées à l’hébergement des personnes dépendantes et des travailleurs handicapés. Le Conseil Général est un partenaire important de l’AEIM. Il y a bien sûr une relation contractuelle à travers notre agrément, mais nous sommes plus aujourd’hui dans une logique de co-construction pour faire évoluer régulièrement les établissements avec une contractualisation sur plusieurs années. Cela nous permet vraiment de nous mettre autour de la table avec l’ARS et le Conseil Général pour définir ensemble les objectifs et nous donner les moyens de les atteindre.

- Enfin, la Direccte qui finance à l’AEIM le service de tutelle.

L’envergure d’une entreprise associative

Thierry Ligerot | directeur des ressources humaines

• Quels sont les moyens humains dont vous disposez à l’AEIM ?

C’est vrai que lorsque l’on parle d’association, nous nous projetons volontiers dans l’image de petites structures locales, communales éventuellement sportives, rarement de la taille d’une entreprise. Pourtant, à l’AEIM, nous parlons plus « d’entreprise associative » compte tenu de notre taille : 34 établissements et services sur l’ensemble du département de Lunéville jusqu’à Longwy. Pour fonctionner, nous faisons appel à plus de 1 300 salariés qui constituent des équipes pluri-professionnelles.

Nous sommes d’ailleurs exigeants en matière de recrutement, car nous faisons appel à de nombreuses professions et formations réglementées. C’est le cas par exemple de l’infirmier, qui, pour être titulaire, doit avoir un diplôme d’État. Il en va de même pour tous les métiers en particulier de la branche médicale et paramédicale.

• Justement, quelle est l’étendue des métiers au sein de l’AEIM ?

Nous en avons près de 70, auxquels il faut ajouter les compétences nécessaires du siège social à travers des fonctions supports pour les établissements  : une direction financière, une direction des ressources humaines, des services support techniques (informatiques, travaux, information-communication, qualité, juridiques, etc.) et des métiers biens particuliers.

Une de nos spécificités, c’est que dans chaque établissement nous allons avoir une multiplicité de professions qui vont intervenir autour de la personne pour être au plus proche de son projet personnel et pouvoir l’accompagner. Les établissements comprennent généralement moins de 50 salariés ce qui donne aussi une dimension plus humaine à ces structures mais également une complémentarité nécessaire des profils pour les faire fonctionner.